Flore et Napoléon Gravel avec Charles-Edouard, Lorenzo et Thérèse en 1918. Photo recto du livre

Le 17 avril 1917, Flore, Napoléon, Charles-Edouard et le jeune Lorenzo émigrent en Ontario.

Ils débarquent à la gare portant un écriteau sur lequel on peut lire: Grégoire's Mill.

Les deux longues journées passées dans le train leur laissent dans les oreilles un bruit de rails défilant les unes après les autres et une sorte de bercement dans le corps. Les voilà parvenus à destination, presque à l'autre bout du monde. Ils ne sont pas seuls. Trois cousins du Lac Saint-Jean et leurs familles sont du voyage.

«Ya pas beaucoup d'maisons» s'écrie le jeune Charles-Edouard en débarquant du train.

«Rien que des arbres, des arbres, pisdes arbres», s'exclame le jeune Lorenzo en faisant un cercle sur lui-même. Tous éclatent de rire devant cette répartie d'un jeune exilé de quatre ans. Cela détend l'atmosphère.

Quel choc! Quelle vue! Un paysage de nature sauvage s'offre à leurs yeux. Des arbres, oui il y en a. À gauche, à droite, au nord, au sud. À perte de vue, trembles, bouleaux, sapins et épinettes plantés drus forment une forêt dense. Rien que du bois!

Peu de temps auparavant, sur les conseils d'un médecin, Napoléon se voit contraint d'abandonner son travail de peintre en bâtiment. Pour refaire sa santé, il doit quitter son travail à Jonquière. Flore lui suggère de déménager à Chicoutimi, mais...

En réfléchissant à tout cela, Napoléon s'était surpris à échafauder un projet qui le tourmentait,dans lequel se mêlait son goût d'aventure. Mais, comment le dire à celle qu'il aime tant?

«Pis, si on partait pour l'Ontario?»

«Hein? As-tu dit l'Ontario? Voyons donc, si ç'a du bon sens! Ça parle anglais en Ontario. Toé, tu te débrouilles ben, mais moé pisles enfants? Y as-tu benpensé?»

«Y'a pas juste la langue. J'ai entendu parler de bonnes terres boisées, piscultivables. Là-bas, au moins, c'est l'air pur, c'est l'grand air.»

«C'est loin, c'est l'inconnu. C't au diable vert. C'est...»

Flore ne peut continuer, un noeud lui serre la gorge et les larmes glissent sur ses joues.

«On va essayer de dormir, la nuit porte conseil» fait Napoléon en l'embrassant. Le sommeil les rejoint dans leurs pensées bouleversées.

Flore est une femme de volonté. Cela, Napoléon le sait...

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Noces d'Antoinnette et Charles-Edouard  Gravel et de Marguerite et Eugène Duguay le 25 mai 1936. Photo de la page couverture du livre

Antoinnette et Charles-Edouard avec les enfants en visite chez tante Thérèse et oncle Gérard Grzela. Photo de la page couverture du livre

Flore et Napoléon Gravel avec Charles-Edouard, Lorenzo et Thérèse en 1918. Photo recto du livre

Invitation des Éditions Cantinales à une séance de signatures au Salon du livre le 3 mai 2002 à Hearst, On

«Les gens heureux ont une histoire» en nomination pour le Prix des Lecteurs de Radio-Canada tenu à Sudbury, On

Lancement du livre «Les gens heureux ont une histoire» qui s'est tenu à la bibliothèque municipale de Fauquier-Strickland, le 29 avril 2002. Un merci spécial aux organisatrices de cet heureux événement.

Omer Cantin (éditeur), Johanne Melançon (réviseure) et Carmen Laberge (auteure) lors du lancement du livre à Fauquier, On

Gâteau artistique créé pour le lancement du livre «Les gens heureux ont une histoire»

Presse Journal Le Nord - Promotion du lancement du livre «Les gens heureux ont une histoire» de l'auteure Carmen (Gravel) Laberge

Carmen (Gravel) Laberge, auteure du livre «Les gens heureux ont une histoire»

Publicité dans le journal annonçant la sortie du livre «Les gens heureux ont une histoire» de Carmen (Gravel) Laberge

Livre «Les gens heureux ont une histoire» page couverture

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Les gens heureux ont une histoire

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Signet, reproduction de la

couverture de dos du livre.

Y figurent le nom de la maison

d'édition ainsi que Flore

et Napoléon Gravel

avec leurs trois enfants

Charles-Édouard,

Lorenzo et Thérèse.